30 décembre 2025
L'hiver est la saison idéale pour révéler la performance du bâtiment passif.
Confort thermique, air sain et consommation minimale : même par grand
froid, il garantit une chaleur douce et durable.
L'Édito,
L’hiver est la saison idéale pour révéler la performance du bâtiment passif. Confort thermique, air sain et consommation minimale : même par grand froid, il garantit une chaleur douce et durable.
Toute l'équipe Propassif vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d'année !
Maison passive : Des factures divisées par 10, même en plein hiver
Pourquoi la maison passive séduit de plus en plus en France en 2025
Dans un contexte marqué par la hausse continue des prix de l’énergie, la maison passive attire de plus en plus de Français. En 2025, elle s’impose comme une solution capable de combiner confort thermique élevé et réduction massive des dépenses énergétiques.
Des économies d’énergie chiffrées et mesurables
En France, une maison traditionnelle consomme en moyenne 180 à 250 kWh/m²/an d’énergie primaire. À l’inverse, une maison passive limite sa consommation totale à moins de 50 kWh/m²/an, dont seulement 15 kWh/m²/an pour le chauffage.
Concrètement, cela se traduit par des factures annuelles nettement inférieures :
- une habitation classique peut générer 1 500 à 2 500 euros de dépenses énergétiques par an ;
- une maison passive se situe souvent entre 100 et 300 euros par an.
Dans certains foyers, la baisse atteint 80 à 90 %, même lors des hivers les plus froids.
Une température intérieure stable, même sans chauffage
Les données relevées dans des maisons passives en France montrent une température intérieure comprise entre 22 et 23 °C en hiver, sans système de chauffage actif.
Cette stabilité est rendue possible par une excellente conservation de la chaleur produite par :
- les apports solaires ;
- la présence des occupants (environ 100 watts par personne) ;
- les appareils électroménagers.
En été, la température reste généralement inférieure à 26 °C, limitant fortement le besoin de climatisation.
Un surcoût à la construction, mais un retour sur investissement
Le coût de construction d’une maison passive est estimé entre 15 et 25 % supérieur à celui d’une maison standard. Pour une maison de 120 m², cela représente un surcoût moyen de 25 000 à 40 000 euros.
Cependant, avec des économies annuelles pouvant dépasser 1 800 euros, le retour sur investissement peut s’opérer en 10 à 15 ans, voire plus rapidement avec les aides financières disponibles en 2025 :
- MaPrimeRénov’ ;
- éco-prêt à taux zéro ;
- certificats d’économies d’énergie.
Une dynamique en forte croissance
En France, on compte aujourd’hui plus de 25 000 bâtiments passifs, un chiffre en constante augmentation. Les permis de construire intégrant des standards proches du passif progressent de 15 à 20 % par an, portés par la réglementation environnementale et la recherche d’indépendance énergétique.
Face à l’augmentation durable des coûts de l’énergie et aux exigences climatiques, la maison passive apparaît de plus en plus comme un investissement rationnel, orienté vers le long terme.
Les valeurs associées au bâtiment passif peuvent varier selon le climat, la conception du bâtiment, les matériaux utilisés et les méthodes de calcul. L’important n’est pas un chiffre unique, mais la performance globale et la forte réduction des besoins énergétiques.
Les Airelles Construction : 20 années de construction passive certifiée !
Les Airelles Construction, c’est près de vingt années de construction passive. Une liste impressionnante de plus d’une vingtaine de maisons passives certifiées PHI en France depuis 2010 (premières certifiées PHI en Franc, les maisons accolées de Formeries après de nombreux tests de pression rendus difficiles à cause du mur de parpaing poreux à 50 Pascals qui séparaient les deux maisons Individuels Les Airelles Formerie (2010).
Individuel Les Airelles Formerie (2010)
Ensuite c’est une longue série de MOB construites sur le même principe constructif appris au CNDB et adaptés Passivhaus qui ont fait la renommée des Construction Les Airelles
En 2014 c’est la réalisation de L’Ours solaire à Tourmignies, maison fortement solarisée, encore beaucoup inspirée du bio-climatisme de son concepteur Olivier Henz, ce qui fait son charme en période hivernale, mais nécessite des BSO souvent fermés en période estivale.
Individuel Les Airelles l'Ours Solaire (2014)
Chaque année apportait son lot de « Maisons Passives » Les Airelles.
Certaines plus simple à certifier que d’autres. Amiens a été une ville de prédilection et celle des premières victoires, avec des clients conquis par cette nouvelles façon de construire des maisons simples et efficaces. Certes la « simplicité » était surtout le fruit d’un dur labeur au quotidien, mais ça le faisait.
La « difficile » maison d’Amiens dont la pelleteuse nécessaire pour les fondations avait dû être transportée par grue ! Une première pour Les Airelles. Vous retrouvez cette anecdote plus bas dans le portrait de Richard Lefebvre, fondateur de l’entreprise les Airelles.
Pour en arriver à la maison du Havre : la dernière pour Les Airelles, vendues en « clos couvert » et aménagée par les propriétaires. Cela permet d’avoir accès aux consommations :
EF : énergie Finale : c’est l’énergie du compteur EP : énergie Primaire : c’est l’empreinte de l’énergie
(Consommations fournies gracieusement par Mme Bouin et M Langlois que nous remercions)
Quel avenir pour Les Airelles ? Tous les outils ont été rachetés par une entreprise qui proposera des façades préfabriquées aux bailleurs publics et privés pour la rénovation. Les Airelles continueront à proposer des constructions passives, mais plus pour le neuf. Longue vie aux Airelles !
Ailleurs dans le monde
Le Danemark accordera 2,7 millions d’euros à la Moldavie pour soutenir la construction et la rénovation de maisons passives et de bâtiments à énergie quasi nulle (nZEB).
Ce financement s’inscrit dans une nouvelle phase du projet Efficacité énergétique et énergies renouvelables pour la Moldavie (E4M), mis en œuvre par la GIZ en partenariat avec le gouvernement moldave.
Points clés
-1 million d’euros sera consacré au développement d’un modèle de rénovation des logements visant une rétention maximale de la chaleur, afin de réduire les coûts énergétiques et d’améliorer la santé des occupants.
-Le projet est financé principalement par l’Allemagne, avec le soutien de l’UE, de la Norvège et du Danemark.
-La nouvelle phase a été présentée à Călărași, dans la maternelle DoReMicii, premier bâtiment social moldave construit selon les normes de la Maison Passive.
-Sur trois ans, le programme prévoit la construction et la rénovation de 20 maisons conformes à ces normes.
-Le cadre réglementaire sera révisé et 17 spécialistes locaux seront formés à la conception et à la construction de maisons passives.
-La mise en œuvre se fera avec le Centre National pour l’Énergie Durable (CNED).
Selon l’ambassade d’Allemagne, les maisons passives permettront de réduire les factures, améliorer le confort et offrir des conditions de vie plus saines.
Le portrait du mois
Aujourd'hui, c'est Richard LEFEBVRE qui répond à nos questions.
Présentez-nous votre entreprise et votre parcours professionnel.
Richard LEFEBVRE, 21 ans dans la préfabrication de produits en béton puis un virage à 42 ans vers la maison passive à ossature bois.
Fondateur de l’Entreprise LES AIRELLES, je suis l’un des pionniers de la construction passive en France. Titulaire du 1er label décerné en main propre par le Pr FEIST !
Pour quelles raisons avez-vous choisi de développer le standard passif ?
Une évidence, un standard optimal quasiment inchangé depuis plus de 30 ans.
Selon vous quelles sont les compétences/connaissances incontournables pour réaliser dans les règles de l’art un projet de construction/rénovation passive ?
Une formation CEPH et une bonne maitrise de PHPP sont un plus évident en conception. En réalisation, la parfaite maitrise de l’étanchéité s’acquière par de la formation mais surtout avec l’expérience. C’est difficile au début !
Nous sommes en train de traverser une crise qui touche le prix des matières premières, comment faites-vous face à cette situation ?
Le sujet qui fâche !
Effectivement quand cela marchait bien, je vendais une maison passive par mois… Et puis à partir de 2023, plus rien… Un peu de rénovation et essentiellement de l’ITE en marché public en 2025.
L’heure de la retraite approche et j’ai décidé de fermer cette entreprise à son 20ième anniversaire. Un savoir-faire va certes disparaitre mais c’est ainsi la dure réalité économique de la construction de maisons individuelles aujourd’hui.
A l’heure actuelle, pensez-vous que le passif soit la solution pour rendre la construction plus soutenable et pourquoi ?
Tout à fait ! Si le secteur de la maison individuelle souffre beaucoup, les bâtiments publics de grande taille sont moins impactés par les hausses de coût de matière première. Nous voyons sur la base de données des bâtiments passifs labellisés leur nombre grandir.
Pourriez-vous partager un moment mémorable ou une réalisation dont vous êtes particulièrement fier dans votre parcours professionnel ? Expliquez votre choix
La maison passive d’Amiens : un défi d’accessibilité à relever ! J’ai longuement réfléchi avant d’accepter de construire cette maison. Devoir louer une grue mobile pour monter une mini-pelle pour terrasser les fondations ! Accès chantier par un escalier…