31 mars 2026
Mars annonce le printemps et un renouveau dans notre façon de
construire.Les bâtiments passifs utilisent la lumière et la chaleur
naturelles pour limiter l’énergie.
L'Édito,
Mars annonce le printemps et un renouveau dans notre façon de construire.Les bâtiments passifs utilisent la lumière et la chaleur naturelles pour limiter l’énergie.
Ils allient confort, sobriété et respect de l’environnement. Une évidence s’impose : la meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas.
Cap sur la 28e Conférence Internationale sur le Bâtiment Passif à Essen
La 28e Conférence Internationale sur le Bâtiment Passif se tiendra prochainement à Essen, un rendez-vous incontournable pour tous les acteurs engagés dans la performance énergétique et la construction durable.
Cet événement rassemble chaque année experts, architectes, ingénieurs et décideurs autour des dernières innovations du standard passif.
Au programme : retours d’expérience, projets exemplaires, avancées techniques et échanges autour des enjeux climatiques et énergétiques. Une occasion unique de découvrir comment le bâtiment passif continue d’évoluer pour répondre aux défis actuels, tout en offrant confort et sobriété.
Participer à cette conférence, c’est aussi intégrer une dynamique internationale et s’inspirer des meilleures pratiques pour concevoir les bâtiments de demain. Essen devient ainsi, le temps de l’événement, un véritable carrefour d’idées et d’innovations.
Un rendez-vous à ne pas manquer pour tous ceux qui souhaitent placer la performance énergétique au cœur de leurs projets.
Toutes les informations dans le lien ci dessous :
https://passivhaustagung.de/en/conference/
Pourquoi miser sur le logement collectif pour un avenir bas carbone ?
Face à l’urgence climatique, le secteur du bâtiment se trouve au cœur des enjeux de réduction des émissions. Parmi les différentes typologies de construction, le logement collectif — ou “multifamily” — apparaît comme un levier essentiel pour accélérer la transition vers des bâtiments plus durables.
Un poids majeur dans le parc immobilier
Les immeubles résidentiels collectifs représentent une part considérable du parc bâti, notamment dans les zones urbaines. Leur développement est en constante progression, porté par la densification des villes et la demande croissante de logements. Cette réalité en fait une cible prioritaire : améliorer leur performance énergétique peut avoir un impact significatif à grande échelle.
Un levier d’action efficace
Contrairement aux maisons individuelles, les bâtiments collectifs permettent d’optimiser les efforts. En intervenant sur un seul projet, il est possible d’améliorer les conditions de vie de nombreux occupants tout en réduisant fortement la consommation d’énergie globale. C’est pourquoi ils sont considérés comme un pilier des stratégies de décarbonation.
Le rôle du standard Passive House
Le standard Passive House (bâtiment passif) propose une approche exigeante mais efficace pour réduire drastiquement les besoins énergétiques. Il repose sur une isolation renforcée, une excellente étanchéité à l’air et une ventilation performante. Appliqué au logement collectif, ce modèle offre un potentiel considérable pour diminuer les émissions tout en améliorant le confort des habitants.
Des défis à relever
Malgré ses avantages, le développement de bâtiments collectifs passifs se heurte à plusieurs obstacles. Les coûts initiaux peuvent être plus élevés, les exigences techniques sont importantes, et la mise en œuvre demande une coordination rigoureuse entre les différents acteurs du projet. De plus, il reste nécessaire de rendre ces solutions accessibles à grande échelle.
-Des pistes pour accélérer la transition
-Pour généraliser ce type de construction, plusieurs leviers sont identifiés :
-encourager l’innovation dans les matériaux et les méthodes de construction
-mettre en place des politiques publiques incitatives
-favoriser la collaboration entre architectes, ingénieurs et promoteurs
-standardiser certaines solutions pour réduire les coûts
-Des bénéfices au-delà de l’énergie
Les bâtiments passifs ne se limitent pas à leur performance énergétique. Ils offrent également un meilleur confort thermique, une qualité de l’air intérieur supérieure et un cadre de vie plus sain pour les occupants. Ces avantages renforcent leur intérêt dans une perspective de développement durable.
Le logement collectif constitue une opportunité majeure pour transformer en profondeur le secteur du bâtiment. En combinant densité, efficacité énergétique et innovation, il peut jouer un rôle déterminant dans la lutte contre le changement climatique. Toutefois, pour concrétiser ce potentiel, il est indispensable de lever les obstacles économiques et techniques afin de rendre ces solutions accessibles au plus grand nombre.
Sources : https://passivehouseaccelerator.com
28 logements sociaux certifiés Passivhaus au Parc de la Ferrière
Afin de répondre aux enjeux énergétiques et d’anticiper les futures réglementations, Néotoa développe des projets innovants qui vont parfois au-delà des exigences actuelles. Cette démarche s’inscrit dans une volonté d’offrir des logements à la fois performants, confortables et durables.
Néotoa a déjà construit plus de 100 logements passifs et livrera trois nouvelles résidences en 2022. À Chartres-de-Bretagne, Thorigné-Fouillard et Betton. Dans cette newsletter, nous mettons l’accent sur l’opération du Parc de la Ferrière, à Chartres-de-Bretagne, qui visait la construction et la certification de 28 logements collectifs destinés à la location sociale, certifiés Passivhaus Classique par PROPASSIF.
Sur l’îlot C1 du lotissement situé au sud de la ZAC de la Conterie, le bailleur social Néotoa a construit un bâtiment de 28 logements locatifs. Il est composé de deux volumes : deux étages du côté des pavillons à l’ouest et trois étages pour le reste du bâtiment. L’ensemble comprend huit T2, treize T3 et sept T4, ainsi que vingt places de stationnement en sous-sol et douze en extérieur.
Conçu selon les principes du standard Passivhaus Classique, et certifié par PROPASSIF, le bâtiment bénéficie d’une enveloppe thermique très performante (environ 50 cm d’isolation), de menuiseries triple vitrage, d’une ventilation double flux à haut rendement certifiée par le Passivhaus Institut (PHI) et d’une conception permettant de maîtriser les apports solaires d’été.
Le bâtiment atteint ainsi des performances énergétiques remarquables, avec un besoin de chauffage limité à 9 kWh/m².an, bien en dessous du seuil exigé de 15 kWh/m².an fixé par le standard Passivhaus. La puissance de chauffage nécessaire n’est que de 9 W/m², ce qui témoigne de la qualité de l’enveloppe thermique.
Le confort des occupants est également assuré, avec une fréquence de surchauffe limitée à 10 %, conforme aux exigences du label, mais en limite haute, et d’une excellente étanchéité à l’air (n50 = 0,48 vol/h). Enfin, la consommation d’énergie primaire non renouvelable atteint 110 kWh/m².an, inférieure au seuil de 120 kWh/m².an requis pour la certification.
Cette opération illustre la capacité et la volonté des acteurs du logement social ainsi que sa persévérance à déployer des bâtiments à très haute performance énergétique, donc à très faible impact énergétique et environnemental, contribuant ainsi à réduire les consommations d’énergie pour les occupants tout en améliorant le confort. Nous espérons pouvoir publier l’avis de l’architecte d’Aagroup ainsi que des retours de consommations que nous produirons dans la prochaine NL.
https://passivehouse-database.org/#d_8098
Réussir la transition dans l’incertitude : la méthode Shift en 20 chantiers
Dans un contexte d’incertitudes croissantes autour des enjeux climatiques et énergétiques, The Shift Project dévoilera son nouveau rapport transversal : « Réussir la transition dans l’incertitude : la méthode Shift en 20 chantiers ».
La présentation aura lieu le 14 avril 2026 à 18h30 au Conservatoire National des Arts et Métiers, et réunira plusieurs centaines de participants issus des secteurs clés de l’énergie, de l’industrie et des politiques publiques.
Ce rapport inédit propose une analyse approfondie de 20 chantiers prioritaires pour réussir la décarbonation de la France : mobilité électrique, rénovation des bâtiments, industrie lourde, agriculture ou encore hydrogène bas-carbone. Pour chacun, il met en lumière les risques, les dépendances et les besoins en compétences susceptibles de freiner la transition.
Au-delà du diagnostic, la méthode développée par le Shift Project s’appuie sur une modélisation globale permettant d’explorer différents scénarios et d’identifier les leviers pour sécuriser la trajectoire climatique française. Un éclairage précieux pour anticiper les défis, mais aussi saisir les opportunités de la planification écologique.
La soirée sera également marquée par le lancement de la campagne du Shift à horizon 2027, soutenue par plus de 36 000 citoyens, visant à alimenter le débat public sur les choix structurants de la transition.
Un événement incontournable pour tous les acteurs engagés dans la transformation bas carbone — à suivre en présentiel ou en ligne.
Toutes les informations dans le lien ci dessous :
https://theshiftproject.org/evenements/presentation-rapport-20-chantiers/